30 mai 2009
Innover avec le CTIF
Le CTIF (Centre Technique des Industries de la Fonderie) est un partenaire pour vos projets de R&D et d'innovation produit ou process dans le domaine de la métallurgie, de développement de pièces, de technologies de recyclage.
Votre problématique
Vous avez un projet de développement d'un :
- Nouveau process (ou forte évolution de votre process : fusion, moulage, ...)
- Nouvel alliage ou élaboration métallurgique spécifique
- Produit de fonderie innovant
Compétences et moyens CTIF
Les compétences et moyens de CTIF au service de votre projet innovant sont :
- Expertise métallurgique
- Expertise des procédés de fonderie
- Méthodologie d'essai (instrumentation, brainstorming, plan d'expériences, ...)
- Veille et analyse stratégique (base de données documentaire)
- Analyse économique (investissement, ...)
- Outils de calcul et de simulation (ProCAST, QuickCAST, MSC, ...) pour prévoir le remplissage, solidification, la microstructure, la tenue mécanique et vibratoire d'une pièce.
- Laboratoire d'analyse et d'investigation (micrographie, MEB, radiographie numérique, essais de fatigue, ...)
- Fonderie Expérimentale (Sèvres)
- Montage de dossier
- Travail en mode projet en partenariat si besoin avec d'autres acteurs.
La Confidentialité
Le CTIF vous assure la confidentialité à tous les stades de votre projet.
Le financement de la R&D
Plusieurs instruments de financement existent :
- Financement sur vos fond propres
- PTR ( < 10 à 15 k€)
- CIR (Crédit Impôt Recherche)
- Oseo (avance remboursable)
- Programme collectif via les pôles de compétitivité (Materalia, ViaMeca, ...)
- Programme de recherche Européen
- La PTR (Prestation Technologique réseau) est une subvention d'un montant limité (10 à 15 k€). Elle finance une partie du montant de la prestation. La Prestation Technologique Réseau est financée par OSEO et certains Conseils Régionaux. Les entreprises bénéficiaires sont en priorité les PME de moins de 50 personnes.
De mise en oeuvre très rapide, cette subvention peut représenter jusqu’à 80% du coût de la prestation. Elle est plafonnée à 10 000 € HT et ne peut pas excéder 50% du montant total du programme (total des dépenses internes et externes).
- Le CIR (Crédit Impôt Recherche) est une aide fiscale destiné à encourager les efforts de R&D des entreprises et de déduire de vos impôts les frais de R&D internes ou sous traités. Les entreprises entrant pour la 1ère fois dans le dispositif, bénéficient d'un taux de 50% la 1ère année puis de 40% la 2e année. La partie de R&D sous traitée à un Centre Technique Industriel compte pour le CIR pour le double du montant facturé.
- Le financement par Oseo est une avance remboursable (en cas de succès du projet) qui finance une partie du projet. Les projets financés par Oseo sont d'un montant relativement élevé et doivent faire l'objet d'un dossier technique conséquent.
- Les programmes de R&D financés via un pôle de compétitivité bénéficient d'un financement régional complété par un financement national (FUI). La sélection technique du dossier passe par le pôle de compétitivité qui valide le contenu technique. Ce type de programme nécessite d'avoir des fonderies et des centres de R&D. Le montant du financement de chaque partenaire dépend de son appartenance (ou non) à la région d'appartenance du pôle et du type de partenaire (Université, société, centre de R&D, ...).
- Le Programme de R&D Européen (7ème PCRD) est réservé aux problématiques de R&D très innovantes (innovation de rupture). Le nombre de partenaires d'un programme européen est très important (10 à 15) et doit comprendre des centres de R&D et des industriels de différents pays industriels de l'UE. Les budgets peuvent atteindre plusieurs millions d'euros.
Contact
Patrick Hairy
Responsable Recherche Produit et Procédé de fonderie
Tel. 01 41 14 63 49
Nous contacter
Recherche et Dévelopement produit-process
La R&D peut être privée (développée par les entreprises en interne) ou public (Université, centre de recherche public, organisme type CEA, INRA, réseau CTI, …). Plus de 5 millions de personnes travaillaient dans une activité de recherche en 1996 dans l’ensemble de l’OCDE.
Ratio Public/Privé
Le poids de la défense dans l’activité de R&D explique que dans les années 80, la part de la R&D public était supérieur en France, au Royaume-Uni et aux USA que dans les autres pays. Le nucléaire (civil et militaire), mais aussi les autres composants de la défense (aviation,..) sont extrêmement intensifs en R&D.
La guerre du Golfe récemment a montré l’avantage décisif de la technologie moderne.
R&D public/privée
Les financements gouvernementaux visent à soutenir la R&D fondamentale, l’industrie nationale, mais peuvent avoir d’autres objectifs sociaux (vieillissement de la population) ou environnementaux (plus récemment).
La recherche est très inégalement répartie. Les firmes de plus de 1000 employés réalisent 70 % de la recherche industrielle en France (81 % en Allemagne et 84 % aux USA).
Les secteurs de haute technologie (aéronautique, spatial, ordinateur, …) investissent considérablement plus que les industries dites traditionnelles en valeur absolue mais aussi en part relativement à la VA générée. Cependant, les industries traditionnelles bénéficient indirectement des retombées des industries de pointe (informatisation des équipements industriels, matériaux nouveaux, …).
Le brevet, instrument de mesure de la R&D
Le nombre de brevets déposé est l’indicateur de résultats de la R&D le plus largement utilisé, au sein des groupes industriels, mais également à l’échelle des pays. De ce point de vue, on a assisté à une érosion de l’Europe et à une montée progressive de l’Asie (Japon, Corée, Chine plus récemment). Les USA reste en tête du dépôt de brevet.
Évolution du nombre de brevets dans les pays de l'OCDE
Effet des technologies sur la productivité
La forte croissance de l’après 2ème guerre mondiale résulterait sur la mise en œuvre de technologies découvertes avant et durant la guerre en particulier aux USA.
Les pays alors retardataires ont bénéficiés des avancés technologiques du pays le plus en pointe et ont pu de cette manière rattraper leur retard.
Innovation et R&D
Les activités d’innovation bénéficient à quasiment tous les secteurs industriels. Les activités de service, y compris, profitent des innovations par l’intermédiaire des progrès dans les logiciels de simulation, de conception, de base de données, des échanges d’informations via internet ou les messageries inter-personnels ou les réseaux sociaux. Toutes ces innovations augmentent leur productivité de manière évidente.
De plus, la frontière entre entreprise de service et de production tend à être de plus en plus floue et les technologies et les inventions circulent rapidement entre secteurs apparemment éloignés. Mac Donalds (restauration rapide) s’est ainsi inspiré du système de « juste à temps » de Toyota (automobile) pour la gestion de ses produits afin de limiter au minimum les pertes.
De plus en plus de sociétés spécialisés dans la Recherche se sont créés et servent des clients dans l’industrie de divers secteurs (biotechnologie, électronique, matériaux, industrie traditionnelle).
Pourquoi Innover ?
Pourquoi une société choisit-elle d’innover ? La réponse est que cette société trouve un gain à le faire car l’innovation, lorsqu’elle réussit, est une source de revenus très intéressants sur le moyen ou le long terme.
Protéger l’innovation
L’innovation peut tout d’abord être protégée par un brevet. C’est le cas généralement des innovations de produits car le produit étant vendu sur le marché, il peut être analysé et copié par la concurrence rapidement.
L’innovation de procédé peut être protégé, quant à elle par le secret. Le fabricant bénéficiant d’un procédé nouveau ou fortement optimisé peut le maintenir hors de portée de ses concurrents en rendant difficile sa reproduction, voire même son identification si le produit final fabriqué est en tout point semblable à un produit réalisé par une technologie conventionnelle. Le secret nécessite de verrouiller fortement les informations liés aux activités de production et en particulier l’absence de visite des concurrents, fournisseurs, voire des clients.
Des enquêtes réalisées (1987) auprès d’entreprises innovantes classent les moyens suivant (du plus efficace au moins efficace) pour protéger l’avance technologique :
- les délais d’imitation
- la complexité du produit
- le secret (pour les procédés)
- le brevet (pour les produits)
Dans certains cas, l’innovation du premier sur le marché peut être valorisée par une image de marque et une revendication forte de cet innovation (media, presse spécialisée, …). Intel a dépensé ainsi en 1996 presque autant en publicité qu’en R&D pour faire savoir son avance technologique au niveau des microprocesseurs.
Dépenses de R&D
L’innovation peut générer des revenus, mais elle engendre également des dépenses.
Des aides à l’innovation permettent aux entreprises de voir leurs dépenses de R&D prises en charges pour partie par l’état.
Au niveau français, citons :
OSEO (ex Anvar) qui soutient la R&D (avance remboursable)
Le crédit d’impôt recherche qui devient encore plus intéressant en cas de sous traitance d’une partie de la R&D à un centre technique (les dépenses engagées comptent double)
L’ADEME pour les innovations concernant l’énergie, l’eau ou l’environnement.
Controverse “Demand pull” versus “Technology push”
Deux moteurs de la croissance existent et favorisent les produits (ou process) nouveaux; la demande des consommateurs (ou industriels) appellé « demand pull » et l’offre technologique qui propose des innovations (« Technology Push »). Ces 2 moteurs de l’innovations peuvent agir séparément ou au contraire s’associer.
La demande peut être présente sans que les possibilités de la technologie permettent de la satisfaire (voire la quête plus que centenaire pour un moyen de stockage efficace de l’électricité) et inversement une technologie nouvelle peut ne pas intéresser le consommateur ou l’industriel car remettant trop radicalement en cause ses habitudes de consommation ou de production industrielle.
Situation de monopole et de concurrence
Entre les sociétés en position de monopole et les nouveaux entrants, deux effets (de sens contraire) s’affrontent.
L’ "effet d’efficience" - Le monopole, s’il innove , conservera sa longueur d’avance et restera en situation de monopole. Le nouvel entrant, s’il innove, sera vraisemblablement en concurrence avec le monopole. Ainsi, le monopole gagne plus que le nouvel entrant à innover
L’ "effet de remplacement" - Le monopole, en innovant ne gagne rien de plus que ce qu’il a déjà (il reste en situation de monopole), alors que le nouvel entrant passe d’un bénéfice nul s’il n’innove pas (car il n’est pas présent sur le marché) à un bénéfice positif en cas d’innovation à succès. Dans ce cas cependant, seule une innovation drastique et majeure (et non incrémentale) permet au nouvel entrant d’avoir une part de marché significative.
Budgets de R&D
Dans tous les cas, le monopole menacé par des nouveaux entrants innove plus que le monopole peu menacé qui a peu d’intérêt à réaliser des dépenses qui ne renforceront pas son marché (et ses bénéfices).
L’invention : « un bien public »
La connaissance (et l’innovation) a ceci de particulier que c’est en quelque sorte un bien public dont une partie du bénéfice échappe à son invention (au-delà de la protection par un brevet). Si l’on ne peut manger la même pomme deux fois, on peut en revanche mettre en œuvre une innovation autant de fois que l’on veut.
Une fois que l’invention a été réalisé (ce qui entraine un coût de dépenses R&D), le coût de sa reproduction est nulle, ce qui constitue uen très forte incitation à l’imitation.
La destruction créative
Les techniques nouvelles ne font pas que se rajouter aux techniques anciennes. Elles les remplacent et les détruisent dans certains cas (en les rendant obsolètes). En fonderie sous pression, différentes technologies ont ainsi quasiment disparues ; le poteyage au graphite, les machines à injection verticales à deux pistons (type POLACK), le thermorégulation à l’huile (dans quelques années).
Cycle de vie d’un produit (CVP)
L’hypothèse du cycle de vie d’un produit (ou CVP) identifie un certain nombre de régularités dans la trajectoire suivie par les produits et les industries depuis leur naissance jusqu’à leur déclin.
La première phase est la phase d’exploration lorsqu’un nouveau « concept technologique » radical apparaît.
Les procédés sont peu efficaces et les prix restent élevés. C’est une phase d’incertitude (quels produits, marques survivront ?) ou un grand nombre d’industriels se lancent. La deuxième phase est celle du développement. Les prix baissent en même temps que le nombre d’industriels diminue (fusion et regroupement) et que le marché augmente. La troisième phase est celle de la maturité. Un type dominant de technologie émerge et se standardise. L’innovation devient essentiellement incrémentale et est centrée sur le process. Il y a très peu de nouveaux entrants et dominent les économies d’échelle. Eventuellement, une quatrième phase peut être identifiée lorsque le produit est remplacée par un successeur (machine à vapeur remplacée par le moteur à explosion ou moteur électrique).
L’hypothèse CVP est cependant contestable et ne peut sans doute s’appliquer avec succès qu’aux grands paradigmes technologiques.
Paradigmes technologiques
On appelle paradigme technologique (ou systèmes techniques) un ensemble de techniques ainsi que des modes de production associés.
On peut ainsi identifiés les paradigmes suivants (qui correspondent souvent à une époque historique) :
- Révolution textile (1780-1840)
- Machine à vapeur (1840-1896)
- Electricité et acier (1896-1945)
- Production de masse et automobile (1945-1990)
- TIC (technologie de l’Information et de la communication) 1995-20xx
Les prochains paradigmes pouvant être sans doute la « nano-révolution » annoncée et la percée des biotechnologies (médecine, agroalimentaire, environnement) ou dans les "green business"
Il faut noter que les familles de technologies peuvent s’influencer mutuellement, les TIC par exemple augmente l’efficacité des moyens de production de masse (informatisation croissante des procédés de production).
Innovation et commerce international
La théorie de Ricardo avance que les pays se spécialisent. « Si l’Angleterre est plus efficace que le Portugal dans la production de drap par rapport à celle de vin, alors l’Angleterre se spécialisera dans le production de drap et le Portugal dans le vin ».La technologie apparaît comme une source essentielle d’efficacité et de productivité.
D’autres théories (modèle HOS – Hecksher-Ohlin-Samuelson) supposent que tous les pays ont le même accès à la technologie. Enfin, les études empiriques montrent que les pays qui font le plus de R&D sont ceux dont les exportations sont le plus orientées vers les biens de haute technologie.
Le commerce international et Innovation
Le commerce international favorise la diffusion technologique par l’importation de nouvelles machines et produits et leurs analyses (reverse engineering), la non duplication de travaux de R&D et l’investissement direct de type green field (création d’établissement par des formes internationales) qui permet le transfert de technologie. Les contextes de protectionnisme sont de ce point de vue défavorables au développement (voire l’Albanie). Certains états pratiquent cependant un certain protectionnisme dans des domaines dits stratégiques (spatial aux USA, mémoire d’ordinateurs au Japon, …).
Internationalisation de la R&D
La R&D, comme le commerce et les firmes tend à s’internationaliser. Cela a pour intérêt d’en diminuer le coût et l’efficacité et de bénéficier de programmes plus ambitieux. Ce mouvement d’internationalisation de la R&D se constate aussi bien au niveau de la R&D privés que publique. Les grandes firmes multinationales localisent leur labos de R&D dans des pays différents pour mieux adapter leurs produits aux marchés locaux et puiser dans des compétences locales souvent uniques ou spécifiques (technology sourcing).
Au niveau public, le coût très lourd des programmes de R&D nécesitent des collaborations internationales aussi bien dans le domaine aéronautique, spatiale (ESA), nucléaire (Iter). L’Europe finance de nombreux programmes de R&D transnationaux et a pour ambition de créer des réseaux de compétences avec échanges des chercheurs. Au niveau français, plus récemment, les pôles de compétitivité agrègent en région des moyens et des compétences sur une thématique donnée qui regroupe des labos de R&D et des formes privées (souvent concurrentes)
Innovation et emploi
L’innovation de procédé, en augmentant le productivité, réduit l’emploi. Mais l’innovation de produit à l’effet inverse ; les produits nouveaux (télévision, ordinateur, téléphones portables, jeux videos, …) suscitent une nouvelle demande qui incitent les entreprises à accroître leur production et à embaucher.
Taux de croissance de la productivité horaire
L’idée d’une destruction systématique, générale, de l’emploi par la technologie se heurte cependant à une évidence majeure ; la productivité a été multipliée par quinze à vingt dans les pays occidentaux depuis la révolution industrielle sans que l’emploi ait décru de façon sensible. Si la productivité avait un impact mécanique sur l’emploi, il ne resterait que 5 % à 10 % des emplois qui existaient au début du XIX siècle. De plus, dans les années quatre vingt dix, c’est dans le pays ou les nouvelles technologies se sont le plus répandus (aux USA) que les emplois ont été crées en plus grand nombre (de l’ordre de deux millions par an entre 1991 et 1998).
Effet de compensation
Il est clair que la technologie détruit des emplois dans certaines entreprises, mais elle en crée tout autant ailleurs. Le mécanisme est connu sous le nom d’ « effet de compensation ». Supposons qu’une entreprise augmente sa productivité par une innovation de procédé. Le gain total se répartit en 3 catégories. Les consommateurs bénéficient d’une réduction de prix, ce qui augmente leur revenue réel et cela augmente donc leur demande pour d’autres produits venant de le même entreprise (ou d’autres).
Les travailleurs peuvent recevoir une augmentation de salaire du fait de la meilleure santé de l’entreprise. Enfin, l’entreprise dégagera plus de bénéfices qui pourront être réinvestis dans l’achat de nouvelles machines ou le développement d’activités (ou de services) nouveaux. Les salariés, éventuellement licenciés par l’entreprise innovante, trouveront un emploi dans les firmes auxquelles s’adressent les nouvelles demandes. Du point de vue économique, le progrès technique résulte dans une réallocation de main-d’œuvre, l’embauche dans certaines firmes compensant les réductions d’emplois dans d’autres firmes.
Ce mécanisme requiert un transfert fluide de la main d’œuvre, du capital et de la demande entre activités. Il suppose aussi que les gains en pouvoir d’achat sont réinvestis (et non thésaurisés) par les consommateurs.
Importance de la formation continue
L’existence d’un système de formation continue puissant est donc nécessaire à la fluidité du processus de réallocation de ressources et de reconversion en cours de carrière professionnel.
On constate également que l’utilisation de machines ou technologies plus productives en accroît la complexité (informatisation et robotisation) et exige des qualifications souvent supérieures aux anciennes technologies nécessitant de la formation continue au sein même de l’entreprise innovante. De ce point de vue, une firme moins innovante a moins besoin de formation. L’innovation accroît la demande de qualification.
Intervention de l’état
L’intervention de l’état dans la recherche ne se borne pas seulement à pallier les défaillances du marché (aide aux PME ou aux projets très risqués). L’état est également un consommateur de technologie, en matière de défense, de santé, d’énergie (nucléaire en France), de transport, d’environnement ou pour satisfaire des besoins publics.
Les besoins de l’état sont souvent de plus ceux du marché. Ainsi, une technologie mise au point pour un avion militaire peut 5 à 10 ans après avoir une utilisation pour partie sur un avion civil.
C’est également souvent un objet de litiges internationaux récurrents que de savoir dans quelle mesure les gouvernements utilisent les commandes public comme biais de subvention (caché) de la R&D privée, notamment dans le cas de l’aéronautique (Boeing contre Airbus).
R&D fondamentale
La R&D fondamentale, n’ayant souvent pas de résultats économiques immédiats, ne peut pas trouver de financement privés et est pris en charge par les états. Cela s’applique à des pans entiers des sciences humaines (philosophie, anthropologie, théorie économique), mais aussi à la recherche de base (mathématiques, …).
La recherche fondamentale ne représente au niveau des pays de l’OCDE qu’environ 30 % du total de l’effort des pays.
R&D appliquée
Au coté de la R&D fondamentale, on trouve la R&D appliquée (ou R&D technologique) qui profite à l’avancée immédiate (ou à moyen terme) des entreprises privées d’un secteur.
21 mai 2009
Crédit Impôt recherche en hausse
En 2008, 9500 entreprises en france ont utilisés le CIR (Crédit d'Impôt Recherche) pour un budget total de de 3 milliards d'euros. Pour l'état, cela a représenté un budget de 2 milliards.
Son utilisation est en hausse de 61 % par rapport à l'année 2007 et de plus 300 % par rapport à 2004
Une augmentation de + 318 % entre 2004 et 2009
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Coût pour l'état du CIR
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2004 480 M€
2009 2.010 M€ (+ 318 %)
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Le CIR, peu impactée par la révision des niches fiscales
Le CIR fait partie des niches fiscales dont l'augmentation est assumée par le gouvernement qui en fait notamment un outil d'attractivité hexagonale et de compétitivité des entreprises. A ce titre, il ne devrait pas être impacté (ou très peu) par la volonté de réforme des niches fiscales en vue de réduire les déficits et augmenter les recettes collectées par l'état. C'est en tout cas ce que l'on peut raisonnablement penser.
Source : Industries et Techniques et Les Echos
06 mai 2009
3000 brevets annuels déposés par l'automobile
18 % des dépôts de brevets en France sont issus de l’industrie automobile, soit 3 000 demandes par an, selon les résultats d’une étude de l’INPI (Institut national de la propriété intellectuelle). Parmi les entreprises françaises déposant le plus de brevets, les deux premières places sont occupées par PSA Peugeot Citroën et Renault, qui ont déposé 961 et 950 brevets respectivement l’an dernier.
En outre, l’étude montre que les services de recherche et développement du secteur automobile ont été centrés autour de trois axes en 2008 : confort, sécurité et environnement.
Source : CCFA.fr, 30/10/2009
10 avril 2009
l'ile-de-France, championne de la R&D
L'Ile-de-France, selon une étude de la Commission Européenne est la première région en Europe pour ses investissements en R&D et en innovation avec 14 506 millions d'euros par an. Les landers allemands placent cinq de leur représentant dans le top 10. Une deuxième région en france apparait en bas de classement du top 10 : Midi-Pyrénnées/
Vingt régions en Europe investissement 3 % (et plus) de leur PIB dans la R&D.
Top 10 de la R&D en Europe
Ile-de-France (France) 14 506
Haute-Bavière (Allemagne) 7 854
Stuutgart (Allemagne) 6 896
Darmstadt (Allemagne) 4 242
Stockholm (Suède) 3 669
Karlsruhe (Allemagne) 3 303
Etalä-Suomi (Finlande) 3 296
Västsverige (Suède) 3 055
Berlin (Allemagne) 3 018
Midi-Pyrénnés (France) 2 680
Source : Industries et technologies - Juillet 2009 , n° 913
02 octobre 2008
Les secteurs de l'économie qui innovent en 2009
L’ensemble des entreprises vont dépenser en 2009 un budget de R&D de 15 milliards d’euros donnant lieu au CIR, soit 2 % de plus qu’en 2008 et ce, malgré la crise. En 2009, seules l’automobile et l’aéronautique ont vu leurs dépenses de R&D diminuer (-20 %).
La réduction d’impôt du CIR - Modalité
- Entreprise primo-entrante (n’ayant jamais bénéficié du CIR) 50 %
- Deuxième année de déclaration de CIR 40 %
- Troisième année (et plus) 30 %
(jusqu’à un plafond de 100 millions d’euros et 5 % au delà)
Doublement du CIR lorsque une entreprise s’associe avec un organisme public agréé
La R&D sous traitée à un organisme public de R&D accrédité compte double. Ainsi pour une entreprise faisant appel au CIR depuis plus de 3 ans et qui peut normalement déduire 30 % de ses impôts, un projet de R&D sous-traité à la R&D public compte pour 60 %. Le CTIF est accrédité comme organisme public de R&D.
Remboursement anticipé lorsqu'une entreprise n'est pas soumis à l'împôt
Lorsqu’une entreprise ne fait pas de bénéfice et n’est pas soumis à l’impôt, le montant du CIR lui est reversé. Ce reversement est anticipé (année suivante) dans le cadre du plan de relance.
Un portail de rencontre R&D public et besoins du privé
Le gouvernement souhaite créer un portail de rencontre (sur le modèle de Meetic) permettant de rapprocher les projets privés des entreprises des travaux de R&D des laboratoires et centre de recherche.
Les chiffres
- 24 % de plus (entre 2007 et 2008) en nombre d’entreprises ayant bénéficiées du CIR
- Le nombre de nouveaux déclarants (1400) a doublé
- Les nouveaux déclarants ont une dépense de R&D deux fois supérieure (304.000 € en moyenne contre 137.000 €) aux nouveaux entrants de l’année précédente.
- Le CIR devrait profiter cette année à 11.000 entreprises (au titre des dépenses de 2008)
- Le coût du dispositif CIR est estimé à plus de 2 milliards d’euros cette année (hausse de 45 % par rapport à 2007), auxquels s’ajoutent 3.8 milliards au titre des remboursements anticipés dans le cadre du plan de relance.
Répartition des dépenses de R&D par secteur
Holdings de groupes industriels 29.3 %
Industries électriques et électroniques 10.3 %
Conseil et assistance en informatique 9.6 %
Recherche et développement 6.3 %
Industrie automobile 5.7 %
Commerces 5.4 %
Services d’architecture et d’ingénierie 4.6 %
Chimie, caoutchouc, plastiques 4.0 %
Construction navale, aéronautique et ferroviaire 3.1 %
Pharmacie et parfumerie 2.4 %
Industrie mécanique 2.3 %
Services bancaires et assurances 2.3 %
Au total, 68 % des dépenses profitent directement à l’industrie, selon Valérie Pécresse, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Source : Les Echos – 26 Septembre 2009
22 septembre 2008
Programme de R&D d'intérêt collectif du CTIF
Le CTIF conduit un programme de R&D d'intérêt collectif pour l'ensemble de la profession de la fonderie française.
Projet incrémental ou de rupture
Les projet de R&D peuvent être incrémentaux (optimisation qualité, productivité, ...) ou de rupture (nouveau process, alliage, ...).
De la R&D depuis la métallurgie ... jusqu'au recyclage
Ces projets de R&D concernent la métallurgie (ferreux, non ferreux) , le procédé de fonderie (fusion, moulage, noyautage, coulée, ...), les moyens de contrôle (radiographie, tomographie, ...), le parachèvement des pièces, mais également la filière conception numérique (simulation de la microstructure , ...) et les problématiques de développement durable et de recyclage.
Démarche PIM
Le programme de R&D est élaboré à travers d'un démarche PIM (Processus d'Innovation Maison) qui permet de faire émerger de manière stucturée des propositions de thème de R&D à fort potentiel pour une partie de la profession. Ensuite, des commissions techniques par métier (acier, fonte, aluminium, ...) valorisent, enrichissent ces propositions et déterminent des priorités qui sont au final transformées en projets par le CTS (Comité Technique et Scientifique) du CTIF.
Brevets
CTIF a une politique volontaire de dépôt de brevets
Diffusion des résultats de la R&D à la profession
La diffusion des résultats est réalisée vers la profession de la fonderie via :
- Un magazine de fonderie mensuel
- Une lettre d'information ciblée
- Le site internet du CTIF (www.ctif.com)
- Des journées d'informations techniques
- Des stages de formation
20 septembre 2008
Activité de R&D éligible au CIR
Les activités retenues dans l’assiette du CIR correspondent à̀ la dé́finition internationale des travaux de R&D ( Manuel de Frascati défini dans le cadre de l ’OCDE).
Trois catégories sont généralement distinguées et souvent utilisées comme référence :
- les activités ayant un caractère de recherche fondamentale
- les activités de recherche appliquée
- les activités de développement expérimental (y compris la réalisation de prototypes ou d'installations pilotes)
Pour être é́ligible au titre du CIR, la cré́ation ou
l'amé́lioration d'un produit, d'un procé́dé, d'un process, d'un
programme ou d'un é́quipement doit pré́senter une originalité́ ou une amé́lioration substantielle ne résultant pas d'une simple utilisation de l'é́tat des techniques existantes.
Source : Oseo
11 avril 2008
Huitième appel à projet
Le 29 juillet 2009, le gouvernement annonça le financement par l’État de 93
nouveaux projets de recherche et développement pour 109 millions
d’euros.
Ces projets ont été retenus - via les pôles de compétitivité - parmi les 200 dossiers présentés au
huitième appel à projets. Sélectionnés pour leur caractère innovant et
pour l’activité économique qu’ils vont générer, ils vont bénéficier
d’une aide financière de l’État.
Projet PROMAPAL en fonderie
Le projet Promapal a été retenu par le pôle Materalia et fera l'objet d'un financement. Promapal a pour objectif la réalisation d'éléments de moule de fonderie (sous pression et coquille) par stratoconception pour la réalisation de pièce à haute VA. Le porteur du projet Promapal est l'équipementier Montupet. Les autres partenaires du projet sont Cirtess, CTIF, Ermep, CEF, Evatec, ...
738 projets financés depuis 2005
En cumulé, l’ensemble des appels à projets des pôles ont permis de
soutenir 738 projets depuis 2005. Ces projets représentent un montant
de dépenses de R&D de près de 4 milliards d’euros, 14 000
chercheurs, et un financement public de 1,47 milliard d’euros dont 946
M€ par l’État.
Une neuvième appel à projet en 2009
Un neuvième appel à projets sera lancé à l’automne 2009. Les projets sélectionnés seront connus en mars 2010.
Source : www.minefe.gouv.fr
